Fabienne Cassang, animatrice de la plateforme d’informations ToulouZèbre autour des personnes surdouées, a engagé une campagne de crowdfunding pour créer une association.

Surdoués, à haut potentiel, précoces… Les qualificatifs sont nombreux pour désigner ces personnes à l’esprit vif, souvent montrés du doigt comme « différents ». Une typologie complexe qui ne résume pas seulement à l’intelligence ou au parfait carnet de notes et qui peut dérouter, heurter ou être taboue.

À Toulouse, la plateforme d’informations ToulouZèbre, créée il y a trois ans par Fabienne Cassang, elle-même une « zèbre » (surnom affectueux donné aux personnes surdouées), rassemble une communauté d’un millier de personnes autour du sujet.

« Être un surdoué, ce n’est pas toujours le tableau idéal »

Devant les nombreuses questions et les sollicitations, la Toulousaine a décidé de créer l’association ToulouZèbre.

L’idée est de faire un coup de projecteur sur la douance, de lutter contre les idées reçues et d’avoir une structure pour échanger avec simplicité, facilité et bienveillance. Il est important de ne pas être seul, explique Fabienne Cassang.

Sur la présentation du projet, elle insiste sur l’enjeu du savoir autour des personnes surdouées. « Être un « surdoué » ce n’est pas toujours le tableau idéal que l’on imagine et les clichés véhiculés sont souvent erronés. Il s’agit d’une structure cérébrale différente qui induit une façon de penser, fonctionner et ressentir qui interfère dans la vie scolaire, professionnelle, familiale et sociale. Une différence qui, mal comprise ni prise en compte, peut être source de grande souffrance ».

Une association plus un local

En plus de l’association, Fabienne, épaulée par son compagnon et sa fille, souhaite en parallèle ouvrir un local dédié en centre-ville où pourraient s’organiser des ateliers, des conférences de professionnels et des groupes de parole avec le public concerné – ou non – par la douance. Adultes comme enfants. « J’ai plein d’idées ! », sourit-elle.

 

Afin de récolter les fonds nécessaires à ce projet, Fabienne Cassang fait appel au financement participatif via la plateforme KissKissBankBank (valable encore pendant moins d’un mois).

En cas de succès, l’association et le lieu dédié pourraient voir le jour dès la rentrée 2016. Et offrir des réponses aux interrogations sur un vrai phénomène de société. En France, sur environ 10 millions d’élèves intégrés au système scolaire (écoles, collèges, lycées…), 200 000 seraient des enfants intellectuellement précoces (EIP), soit avec un Quotient intellectuel (QI) supérieur à 130. Sans compter les adultes qui s’ignorent…

 

Photo de Anthony Assemat

Anthony Assemat

Journaliste, chef d’édition à Côté Toulouse
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